Samedi 23 décembre 2006
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Partie I
Bon avec un peu de retard voici le récit de mon aventure Libanaise. Je devais partir le 30 novembre en bus, mais suite au début des manifestations prosyrienne (qui localement sont vues comme surtout contre le gouvernement pro-occidental) j'ai annulé 10min avant de monter dans le bus! C'était pas plus mal, j'ai pu ainsi passer le week-end a Amman, avec notamment une nuit un peu crazy a Myth/Prana jusqu'a 5h pour fêter les 40ans d'un pote. J'y ai rencontré pas mal de gens, j'étais un peu bourré, et je ne suis pas rentré. D'ailleurs c'était le week-end ou on est partis a Aqaba, donc tout bien considéré c'était sympa de repousser le départ.
Donc le dimanche la je devais vraiment y aller, d'un point de vue professionnel c'est en effet bien mieux si je suis présent la bas en fin de mois-tout début du suivant, car c'est le moment où on clôture toute la compta, vérifie tous les vouchers etc. Et à partir du 5, j'ai les documents d'Iraq qui arrivent donc je suis assez occupé. Manque de bol, le bus (3x/semaines pour info, le dimanche/mardi/jeudi, départ 15h d'Amman, départ 7h de Beirut dans le sens inverse) a été annulé faute de réservation. Donc réservation en urgence d'un billet d'avion (145JD, au lieu de 2x15JD pour le bus... l'avantage est que bizarrement en avion on ne paye plus d'exit tax jordanienne ni de visa au Liban...). Donc arrivée comme prévue initialement vers 19h, via Middle East Airline, qui malgré le fait d'être la compagnie Libanaise fourni des sandwich totalement immangeable (et pourtant je suis pas difficile).
Des l'arrivée, plongée dans la réalité Libanaise avec les protests un peu partout, des gens qui brûlent des pneus sur le bord des routes par ci par la, et surtout des milliers de personnes qui quittent Beirut et retourne dans leur bled pour la semaine. Rien de très sérieux pour autant, la voiture est seulement ralentie a certains endroits. Une dizaine de soldats, un ou deux blindés, verrouillent la plupart des carrefours et empêchent les débordements. Mais bon on ne se sent pas en insécurité pour autant. Les rues proches du centres ou des bâtiments gouvernementaux sont fermées, et il y a de temps a autre des chicanes pour ralentir le trafic.
Ceci ne nous empechent pas, Steve (le country coordo remplaçant au Liban, très sympa en passant) et moi, de sortir jusqu'au petit matin... Normal, on est a Beirut, on est pas la pour bosser non plus... En fait si, vu que le lendemain c'est réveil (difficile) a 8h et la plongée dans les nombreux soucis de la mission Liban. Pour résumer, nos activités la bas datent de 2 mois désormais, le bureau est assez désorganisé et pour ne rien arranger l'ancien country coordo s'est barré en moins d'une semaine et c'a a forcément beaucoup perturbé le fonctionnement global. Bref, je remercie chaque jour le café qui m'aide à tenir dans ce genre de situation où la fatigue est juste un paramètre qu'il faut oublier. Donc, comme ma 1ere mission de monitoring le mois précédent, les problèmes sont innombrables et ce n’est pas le boulot qui manque. En définitive, chaque jour du lundi au vendredi, on bossera de 8h a 20h voire parfois 22h, voire plus, et je pars toujours inquiet de ce qui pourra arriver par la suite.
Par contre, par rapport a ma 1ere mission, j'ai cette fois-ci l'occasion de visiter notre base dans le sud du pays, a 1h30 de Beirut. C'est assez sympa là-bas, on a une grande maison qui sert aussi de guest-house, et je peux ainsi voir autre chose que Beirut. Malgré tout, je suis pris par le travail et n'est malheureusement guère le temps d'aller voir le terrain, les 3 water pipes qu'on reconstruit suite a la guerre ou tout le système de water trucking qu'on utilise pour distribuer de l'eau (potable ou non suivant les utilisations) a 7 villages.
J'ai aussi (enfin) un week-end de libre a Beirut, en fait plutôt 1 jours 1/2 vu que je dois repartir de Beirut a 14h le dimanche. Le samedi, je profite que Julie (expat française nouvellement arrivée) aille avec son copain prendre des leçons de plongée pour me balader un peu partout dans Beirut, de la corniche (au niveau du vieux phare) a la cave au pigeon (cf. photos), puis a partir de la direct vers le centre ville et les manifestation a travers Hamrah, le quartier des universités. Je tombe d'ailleurs par hasard sur l'université Arménienne (minorité assez importante au Liban) qui est très belle et dans un quartier super sympa avec plein de verdure. J'en profite d'ailleurs pour prendre pleins de photos, il fait beau, je suis à Beirut, c'est le week-end, que demander de plus?
Fin de la partie I
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