Une latrine du camp... Sympa
hein?
Une des habitations: des baches, des
couvertures en guise de murs
Une vue generale du camp: 189
familles y vivent
Et en arriere plan, on peut voir
Suleimaniyah (2ieme ville du Kurdistan)


Une latrine du camp... Sympa
hein?
Une des habitations: des baches, des
couvertures en guise de murs
Une vue generale du camp: 189
familles y vivent
Et en arriere plan, on peut voir
Suleimaniyah (2ieme ville du Kurdistan)Enfin, la particularité des ces projets est qu’ils se font en « Remote control », soit contrôle à distance pour les non-initiés. Et oui je vous rassure tous, c’est comme ça qu’on explique que physiquement je sois en Jordanie alors que mon ONG travaille en Iraq. Le remote control a plusieurs inconvénients. Déjà, il est plus difficile de contrôler la corruption/le copinage/le clientélisme, surtout dans des régions aux fortes traditions claniques. Nos procédures de contrôle doivent donc être particulièrement fortes, afin de limiter au maximum les possibilités de dérapage. C’est d’ailleurs une grande partie de mon boulot, mais j’en parlerais plus en détail dans un prochain post. Ensuite, le remote control est assez frustrant, vu que je ne vois pas physiquement ce pourquoi on travaille. Au final, je pourrais être directeur financier dans n’importe quelle boîte, ça ne changerait pas tellement. Bien sûr, on fait des rapports réguliers, avec de jolies photos et pleins d’explications, le nombre de gens aidés, le nombre de latrines posées etc. mais bon, il n’empêche qu’on est loin de l’imaginaire romantique de l’humanitaire distribuant des sacs de riz à des populations reconnaissantes (en même temps je le savais déjà avant de partir). Enfin, je suis aussi dans la position assez particulière d’un manager qui n’a jamais vu une partie de ses subordonnés. En effet, les deux financiers de Kut et Samawa sont en contact permanent avec moi, par mail, et je ne leur ai jamais parlé et encore moins vu (quoique parlé… avec Ahmed j’ai essayé une fois mais ça n’a pas été une réussite !). C’est pour le moins étrange comme situation, pour moi comme pour eux. Heureusement, il est prévu qu’on se rencontre un de ces quatre au Koweït…
Je pense d’ailleurs en mon fort intérieur que c’est les attentats du 11 septembre qui ont, après moult conséquences, permis à mon ONG de se développer jusqu’à devenir aujourd’hui la 5ième ONG française (même si mon ONG souffre d’un problème de visibilité), l’afflux soudain de projets ayant dégagé les moyens financiers permettant l’implantation dans d’autres pays.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’Iraq suit immédiatement après (2003), puis le Tchad et le Soudan en 2004 (crise du Darfour), et enfin le sud-est asiatique (Inde, Sri Lanka, Indonésie) en 2005 suite au Tsunami. Toutes ces crises ont bénéficiées d’importants financements, dont a besoin mon ONG pour agir. Aujourd’hui, mon ONGE est présente dans 17 [+1 depuis le Liban] pays, emploie 100 expats et +2000 ‘locaux’, et s’occupe de projets divers et variés, allant de l’urgence au développement en passant par la réhabilitation, dans des domaines tels que la sécurité alimentaire, l’eau (potable, mais aussi sanitaire, traitement), la promotion culturelle, l’éducation à la santé, le soutien institutionnel et même la micro finance (création d’une ‘filiale’ dédiée, Oxus Development Network).
Mon ONG est donc présent en Iraq depuis 2003. Si vous vous demandez pourquoi cette date, je vous dirais d’aller voir un médecin, vous perdez la mémoire ou bien la vache folle vous a rattrapé, à moins que ce ne soit Parkinson ou Altzeimer… Nous n’avons jamais été présent que dans le sud, dans le pays à majorité chi'ite. Pas de préférence particulière derrière cela, si ce n’est qu’il faut se rappeler que Saddam était Sunnite et avait privilégié d’une manière générale les Sunnites face aux Chiites (cf la fermeture des vannes d’irrigation lors de la répression d’une révolte…il savait y faire ce Saddam)(avec sa dame aussi d’ailleurs). Donc d’une manière générale, le sud souffrait d’un manque d’équipements plus criant que dans le centre (Sunnite) ou le nord Kurde (déjà quasi indépendant). Mon ONG a ainsi une base à Kut et une autre à Samawa, et en possédaient aussi auparavant à Amara et Nassiryah. Enfin, nous avons aussi 1 personne au Koweït et une autre à Bagdad pour assurer les liaisons, alors que nous comptons ouvrir bientôt à Erbil (Kurdistan).
Mon ONG en Iraq a travaillé principalement dans le domaine de l’eau et de l’hygiène. Dans le domaine de l’eau, mon ONG fait beaucoup d’installation ou de remise en marche de CU, pour Compact Unit. Sous ce terme romantique se cache des mini (enfin 5x2x2m environ) stations de traitement de l’eau. On dit aussi LWTU, pour Water Traitement Unit (le L je sais pas ce qu’il veut dire). En effet, n’oublions pas une chose : malgré notre imaginaire d’occidental gavé d’image de déserts et de berbère à dos de chameaux, Iraq/ex-Mésopotamie, est aussi appelé le croissant fertile, arrosé par le Tigre et l’Euphrate. Il ne s’agit donc pas de créer de l’eau là où il n’y en a pas (comme en Saoudi), mais bien plutôt de rendre les ressources disponibles propres à la consommation. Malheureusement, Saddam ayant contribué à l’installation de nombreuses communautés dans d’anciens marais, suite à leur assèchement l’eau qui parvient aujourd’hui est beaucoup trop chargée en minéraux pour être consommée telle quelle.
A la marge des CU, il faut aussi assurer la pose des conduites d’eau permettant de relier les quartiers, ainsi que les pompes amenant l’eau à
Suite demain mes poulets…
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