Lundi 22 janvier 2007
Et oui autant commencer maintenant :-) !
Donc: La grande désillusion, de Joseph E. Stiglitz, "Globalization and its discontents" en VO.
6/10
Un livre pas mal du tout, et je suis pas le 1er a le dire (spéciale dédicace a Mariana, qui me l'a gentimment offert et envoyé jusqu'a Amman, comme quoi la poste est pas si mal). Par contre mettons tout de suite les choses au clair: Stiglitz n'est pas prix nobel d'économie, pour la simple et bonne raison que le prix nobel d'économie n'existe pas! En fait, il y a le prix de la banque de Suede en l'honneur de Nobel, mais c'est tres souvent abusivement confondu (pour les médias il faut du simple !).
Pourtant, Nobel, lors de la création de son prix, voulait promouvoir les sciences/domaines qui ont rendu de grands service a l'humanité. Pas sur que l'économie telle qu'appliquée maintenant en fasse partie...
Bon retour au bouquin: pas mal du tout, a lire pour tous ceux qui veulent taper sur le FMI. Pourtant, malgré les nombreuses informations et exemples que donnent ce bouquin, je le trouve un peu trop manichéen. Pour simplifier (encore les médias), au FMI ils sont vraiment tres tres méchants, et en plus ils écoutent rien et ne changent pas ou si peu. A la Banque Mondiale (Stiglitz en a été vice-président), on a pas pu faire ce qu'on voulait (a cause du FMI-encore- et du Trésor Américain) mais au fond on est gentil et maintenant on évolue. J'ai eu le sentiment pendant une bonne partie du bouquin que l'auteur cherchait a se justifier et a prouver que finalement il n'était pour rien dans toutes les mauvaises décisions qui ont été prises (alors que vu les positions qu'il a occupé m'étonnerais qu'il ai pas eu le pouvoir de changer quoique ce soit...).
Malgré tout, je suis d'accord avec beaucoup de ses conclusions, sur le fait que la mondialisation n'est pas mauvaise en soi mais qu'elle doit etre controlée, notamment par les états et les supra états (UN et dérivés, UE et autres organisations régionales), sinon on va droit dans le mur et on fait de l'économie sans but ni sens. C'est comme un jeu de société, mettez des regles stupides et personnes n'y prendra plaisir. Inventez des règles sensées, et la vous pourrez avoir quelque chose d'intéressant... Le probleme est: est-il possible de créer des règles sensées lorsque tellement de pouvoirs s'y opposent? Je crois fondamentellement a l'importance d'instance supra-nationale, mais en pratique celles-ci sont tellement sclérosées a force de respecter le point de vue de chacun que leur pouvoir est dilué, diffu, perdu. Au final, ce sont quand meme les puissants qui décident (que ce soit des états, des lobbies ou des secteurs économiques), ca change pas tellement. Et on en retourne au vieux dilemme: pour changer les choses, faut-il plutot chercher le compromis (au risque de s'y perdre) ou l'affrontement (au risque de se marginaliser)?
L'homme est un animal politique... je dirais plutot un animal politique gourmand, qui est pret a beaucoup pour avoir plus que son voisin...
Donc: La grande désillusion, de Joseph E. Stiglitz, "Globalization and its discontents" en VO.
6/10
Un livre pas mal du tout, et je suis pas le 1er a le dire (spéciale dédicace a Mariana, qui me l'a gentimment offert et envoyé jusqu'a Amman, comme quoi la poste est pas si mal). Par contre mettons tout de suite les choses au clair: Stiglitz n'est pas prix nobel d'économie, pour la simple et bonne raison que le prix nobel d'économie n'existe pas! En fait, il y a le prix de la banque de Suede en l'honneur de Nobel, mais c'est tres souvent abusivement confondu (pour les médias il faut du simple !).
Pourtant, Nobel, lors de la création de son prix, voulait promouvoir les sciences/domaines qui ont rendu de grands service a l'humanité. Pas sur que l'économie telle qu'appliquée maintenant en fasse partie...
Bon retour au bouquin: pas mal du tout, a lire pour tous ceux qui veulent taper sur le FMI. Pourtant, malgré les nombreuses informations et exemples que donnent ce bouquin, je le trouve un peu trop manichéen. Pour simplifier (encore les médias), au FMI ils sont vraiment tres tres méchants, et en plus ils écoutent rien et ne changent pas ou si peu. A la Banque Mondiale (Stiglitz en a été vice-président), on a pas pu faire ce qu'on voulait (a cause du FMI-encore- et du Trésor Américain) mais au fond on est gentil et maintenant on évolue. J'ai eu le sentiment pendant une bonne partie du bouquin que l'auteur cherchait a se justifier et a prouver que finalement il n'était pour rien dans toutes les mauvaises décisions qui ont été prises (alors que vu les positions qu'il a occupé m'étonnerais qu'il ai pas eu le pouvoir de changer quoique ce soit...).
Malgré tout, je suis d'accord avec beaucoup de ses conclusions, sur le fait que la mondialisation n'est pas mauvaise en soi mais qu'elle doit etre controlée, notamment par les états et les supra états (UN et dérivés, UE et autres organisations régionales), sinon on va droit dans le mur et on fait de l'économie sans but ni sens. C'est comme un jeu de société, mettez des regles stupides et personnes n'y prendra plaisir. Inventez des règles sensées, et la vous pourrez avoir quelque chose d'intéressant... Le probleme est: est-il possible de créer des règles sensées lorsque tellement de pouvoirs s'y opposent? Je crois fondamentellement a l'importance d'instance supra-nationale, mais en pratique celles-ci sont tellement sclérosées a force de respecter le point de vue de chacun que leur pouvoir est dilué, diffu, perdu. Au final, ce sont quand meme les puissants qui décident (que ce soit des états, des lobbies ou des secteurs économiques), ca change pas tellement. Et on en retourne au vieux dilemme: pour changer les choses, faut-il plutot chercher le compromis (au risque de s'y perdre) ou l'affrontement (au risque de se marginaliser)?
L'homme est un animal politique... je dirais plutot un animal politique gourmand, qui est pret a beaucoup pour avoir plus que son voisin...




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