


Et oui, quand on est expat' il faut être un doué de la langue...heureusement, je m'étais beaucoup entrainé ces dernières années, notamment en fréquentant le Gate a Toulouse, pour ceux qui connaissent… En définitive, je dois parler 70% du temps en anglais (au boulot, avec les expats, avec William, avec les Jordaniens quand j’ai épuisé mes 12 mots d’Arabe…), 20% du temps en Français (avec Cyril, avec les Jordaniens francophone, avec les nombreux réfugiés Libanais…) et les 10% restant en Arabe (mais la je suis peut être légèrement généreux avec moi-même…). Bref, je pratique beaucoup ! En tout cas, mieux vaut avoir un anglais tout terrain a l’origine, car l’accent jordanien n’est pas des plus facile, mais bon quand on a fait l’Australie, l’Inde ou encore un Chinatown (quel que soit le pays ou la ville), plus rien ne nous surprend dans le monde anglophone ! Ca fait du bien de pratiquer, surtout qu’une langue, c’est pas du tout comme le vélo (et oui, on ne dirait pas comme ca et pourtant…), ca s’oublie très vite.
En tout cas, hier j’ai essaye d’appeler le Finance Officer de Kut (un de mes subordonnes) parce qu’on avait un problème urgent a régler, et après quelques minutes il m’a demande de lui passer ma Capital Finance Officer pour qu’il puisse directement lui parler en Arabe ! Il faut croire que mon anglais + le sien + la liaison Jordanie-Iraq, ca faisait trop pour ses compétences linguistiques. De ce fait divers me vient l’idée de vous parler de l’importance du personnel local dans ce genre de boulot (expatrié, pas seulement humanitaire). En effet, ce personnel est notre lien avec le monde extérieur, ceux qui nous permettent de nous faire comprendre avec le peuple –qui rappelons le ne maitrise pas l’anglais dans sa majorité. Que ce soit le driver ou le responsable logistique, dans un cadre prive ou professionnel, ce sont eux qui parlent le plus souvent directement avec nos interlocuteurs de tous les jours (banques, sous traitants, quidam, et même parfois donateurs selon lesquels !). Bref, leur rôle est essentiel pour que la communication se fasse…dans un milieu ou la communication est d’autant plus essentielle que chaque problème doit être aussi transparent que possible, au moins vis-à-vis du donateur.
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